J'ai retrouvé ce texte écrit en novembre dernier, non publié comme beaucoup. Intéressant pour moi-même de voir quelle réflexion je menais alors, au début de ma maladie...
Etrange comme la suite a donné - pour une part - raison à mes réflexions d'alors. Heureusement certain(e)s ont été là pour rattraper la naufragée que j'étais...
On parle sans cesse de l’intelligence de l’homme. On la quantifie à l’aide de tests divers (QI par exemple). On la cadre selon un schéma type : un savoir digne de Gargantua, une orthographe stylée, des dons d’orateurs, de stratège à la Machiavel…Mais qu’en est-il de l’intelligence émotionnelle ? Cette affectivité qui nous permet d’appréhender l’autre ? Celle qui nous aide à ressentir la personne qui nous fait face ? Elle se perd et devient quasi inexistante. Nous nous enfermons dans notre monde, dans nos émotions. Nous ne sommes qu’à l’écoute de nos sentiments, de nos sensations oubliant totalement ce qui fait l’autre. Sous prétexte de notre douleur, qui certes n’appartient qu’à nous, nous écrasons joyeusement le cœur, la sensibilité de l’autre, aveugles que nous sommes. Imbus de la légitimité d’une telle attitude prônée par cette société individualiste qui se meut de jour en jour. Nous nous retrouvons à nier la douleur émanent de l’autre et par-là même son essence d’individu. Nos tourments, nos doutes, nos émotions sont l’excuse pour malmener les yeux fermés ceux qui accompagnent notre quotidien. Nous nous plaisons à les trouver pour partager ces moments de vie, nous les appelons amis mais nous sommes prompts à oublier rapidement ces mots rapidement dits pour les affliger consciemment ou non de nos maux, de les en rendre responsables. Soyez seulement dotés un tant soit peu de cette sensibilité permettant de « ressentir » l’autre, de cette terrible empathie et vous serez perçus comme le messie, le thérapeute… Vous serez cet être compréhensif sur lequel tout à chacun pourra s’appuyer croyant partager la même compréhension. Or ce partage est souvent à sens unique. Et surtout l’autre s’accapare votre être et vous reprochera vos faiblesses, votre distance voulue ou inhérente à la vie active. Vous serez encore plus isolés que d’autres car elle ne sera due qu’à la difficulté de trouver ce réel partage, cette attention que vous portez aux autres mais dont vous n’avez pas de retour. Vous interroge t-on sur ce que vous pensez ? Non… Sur ce que vous ressentez ? Non…votre adaptabilité vous aide à répondre à l’autre mais en retour vous ne trouverez bien souvent rien…
Pardonnez les fautes de syntaxe et de grammaire, j'étais dans un sale état à ce moment.
Il en est de l’intelligence émotionnelle comme de l'intelligence tout court: elle est inégalement distribuée et les intéressés ne sauraient être tous tenus pour responsables...je ne puis reprocher aux imbéciles d'être imbéciles sous peine de n'avoir moi-même rien compris. Il faut accepter cette injustice conceptuelle, cette différence qui se transforme souvent en indifférence affective, pour ne point devenir critique aigri...
Ouf, ma chère Phérine, cette théorie idyllique vient de m’épuiser !! je t’embrasse car c’est bien la meilleure attention que je puisse t’offrir… ;)
Rédigé par : epsilon | 02 juin 2004 à 21:36
Le tout est de trouver un équilibre, entre l'écoute de l'autre et celle de soi-même...
Parfois on n'y arrive pas, et c'est alors aux personnes qui nous accompagnent d'avoir suffisamment d'intelligence pour comprendre que notre douleur est trop forte, qu'on ne peut plus écouter, c'est alors à eux de le faire...
Si ce n'est pas le cas, peut-être qu'on a mal choisi ses amis, tout simplement...
Bisous Fee-Ryne,
Teïdy LOU
Rédigé par : Teïdy LOU | 03 juin 2004 à 18:21
Ah Epsilon et Teidy Lou... Que de réflexions sur les rapports avec autrui. Complexes et difficiles mais nécessaires. J'avoue avoir du mal parfois à trouver un juste équilibre entre moi et les autres. A trop donner, on s'épuise et inversement sans échanges, on se sent vide. Je crois avoir un grand besoin de légèreté ces temps-ci! Cesser de trop se poser de questions :)
Je vous embrasse fort tous les deux.
Rédigé par : Fee_Ryne | 04 juin 2004 à 19:58
tuer l'intelligence affective, l'intelligence émotionnellle rien n'est plus facile à faire pour ceux que l'on a formé en principe pour con,struire, reconstruire, pour rassurer.
La formation de neuropsychologue quand elle est mal utilisée quand elle est utilisée comme exutoire à ses propres problèmes est dévastatrice et peut "tuer" une famille entière".
Elle enferme l'individu et anéanti son entourage.
Il y a 12ans que je lutte, impuissante contre une belle-fille, neurospychologue qui prend plaisir à tout détruire dans notre famille.
Lorsque quelqu'un décide de" tuer" l'intelligence émotionnelle, méthodiquement, étape par étape,vous ne pouvez rien faire!
Rédigé par : marallo j | 24 août 2009 à 09:07
Il a été la politique du bon vieux messieurs à faire sa chileren l'impression que la maison a été le plus heureux dans le monde, et je la valeur de cette maison délicieux --- sentiment comme l'un des dons les plus précieux, un parent peut donner.
Rédigé par : Ugg Style Boots Online | 17 février 2011 à 02:30